Commune de Vitis

      Découvrir Boissières

      Niché au creux d'un paisible vallon, Boissières est un village de 390 habitants situé à 18 kilomètres de Cahors. Chênes, châtaigniers et genévriers couvrent les terres non cultivées, tandis que le buis s’invite à profusion le long des chemins et s’enracine dans les pierres. C’est d’ailleurs cette plante qui a donné son nom à la commune dès le moyen-âge :« Bussièras».

      De par sa position géographique, Boissières est la porte "sud " de la "Bouriane" ou "Pays Bourian". Le bourg, desservi par l'axe routier "Cahors Gourdon", est bâti sur le versant méridional d'une verdoyante vallée au fond duquel coule un ruisseau très ombragé.

      Ici, la terre est ocre comme la pierre des maisons et le sous-sol regorge de poches d’argiles propices à l’artisanat des tuileries. De vallons en collines, le paysage s’ouvrent sur quelques prairies dont le caractère intimiste charme le promeneur.

      Du haut de ses 44 mètres, la cheminée de l’ancienne briqueterie, aujourd’hui restaurée, est le fleuron d'un riche passé du travail de l'argile avec des tuiles ou des poteries. Ce vestige d’un passé naguère glorieux symbolise la renaissance d’un quartier avec l’implantation d’une nouvelle zone d’habitat. Cet éco-lotissement redonne vie au site et favorise le développement démographique de la commune.

      C'est un paysage constitué d'une succession de collines adoucies et de vallons paisibles et frais où s'ouvrent quelques champs ou prés, mais où règnent surtout chênes, châtaigniers, genévriers et buis ; cette variété de paysages et leur caractère intimiste font l'attrait de Boissières dans le cadre du "Pays bourian".

      Les vestiges de l'ancien château médiéval sont le point de départ d'un chemin de randonnée qui permet de découvrir la variété faunistique, floristique et patrimoniale de la commune. Il s’insère dans un maillage de dix-sept chemins qui parcourent les communes de l’ancien canton de Catus.

      Boissières est l’une des 39 communes de la communauté d’agglomération du Grand Cahors et depuis les élections départementales de mars 2015, la commune appartient au nouveau canton « Causse et Bouriane ».

      Village typique et fier de ses racines, Boissières est doté d’une école, d’une bibliothèque et une épicerie qui dynamise le cœur de son bourg. Ces services et la vitalité de ses associations contribuent à faire de Boissières une commune agréable qui cultive l’art du « vivre ensemble ».

      Blason

      D'azur à la bande d'or chargée d'un rameau de buis au naturel, accompagnée en chef d'un château de trois tours couvertes et pavillonnées, d'argent et en pointe d'une croix cléchée et pommetée de douze pièces d'or, remplie de gueules; le tout enfermé dans une bordure réduite du même » extrait des archives de l’Armorial de France.

      Une page d’histoire

      Au moyen-âge

      Au Moyen-Age Boissières est une seigneurie dont le suzerain est l'évêque de Cahors qui en donne la charge à la famille DE BERALDI. En 1328, Delphine de BERALDI épouse Raymond Bernard de DURFORT et apporte en dot la seigneurie de BOISSIÈRES, et ainsi commence l'histoire de la famille de DURFORT-BOISSIERES.
      Ce Raymond-Bernard est issu d'une des plus anciennes familles de Guyenne des DURFORT, mentionnés dans les annales de la ville de Toulouse, dans la littérature occitane des troubadours à la cour du Comte de Toulouse, dans les relations avec le Pape Clément V et surtout le Pape Jean XXII, originaire de Cahors, etc...La branche de DURFORT-BOISSIERES, et les branches issues d'elle, donnèrent un gentilhomme de la chambre du Roi (fin XVième siècle), un chambellan du roi, un Grand Maître de l'Artillerie de France, des chevaliers de l'ordre du Roi, des sénéchaux, des colonels de régiment d'infanterie et de cavalerie, un lieutenant-général de l'armée; L'un d'eux, Jean-Marc de DURFORT, contribue en 1707 à apaiser la révolte paysanne en Quercy.

      Au 19 ème siècle

      Depuis le XVIIe siècle et surtout au XIXième siècle et jusqu'au milieu du XXe siècle, de nombreuses briqueteries et poteries fonctionnèrent en Bouriane. Car le sous-sol renferme, entre autres, argile et kaolin qui furent d'une grande importance économique.

      Au 20ème siècle

      Le 28 juin 1944, une colonne allemande entre à Gourdon et prend 23 otages : ils seront fusillés le 30 juin 1944 à Boissières au Pont de Nuzéjouls. Un seul en réchappera : cet otage lorrain connaissant l'allemand, en entendant les commandements de tir, s'évanouit une fraction de seconde avant que ne se déclenche le feu du peloton ; il sera le seul indemne.

      Ce rescapé va tout raconter en allant chercher du secours. La nouvelle fait vite son chemin dans la commune, puis jusqu’à Gourdon. Les morts doivent être enterrés au plus vite, malgré la peur de voir revenir les Allemands. Une belle chaîne de solidarité se met alors en place : municipalité, hommes, femmes, communauté villageoise et gens de Gourdon s’organisent. Les vingt- deux otages sont inhumés le plus dignement possible, dans le chagrin et l’émotion.

      Arès ce grand élan et ce généreux travail collectif, un monument est construit au « Pont de Nuzéjouls » en hommage aux disparus. Le 18 octobre, à la demande de leurs familles, les corps sont exhumés, remis dans des cercueils plombés, en présence des autorités civiles et militaires. Des obsèques grandioses et émouvantes sont organisées. Le Conseil Municipal de Boissières et au moins un membre de chaque famille y assistent, en allant prendre le train à la gare de Saint Denis-Catus.


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